L’exercice d’un métier-passion : la sophrologie selon Nawel Bilali

Bonjour à tous.

Je continue aujourd’hui la série d’articles consacrées à des personnes que j’ai rencontrées ces derniers temps et qui ont fait le choix de faire bouger les lignes, de se remettre en question et d’aller vers un métier et un art de vivre qui respectent leurs valeurs et leur personnalité; même si les choix que cela implique ne sont pas toujours évidents à faire.

Après Marie-Laure CHAMPALLE, qui nous avait expliqué dans un précédent billet, son passage du salariat à l’entreprenariat, c’est aujourd’hui Nawel Bilali qui nous parle de son parcours de vie et des raisons qui l’ont amenée à devenir sophrologue.

 

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Bonjour, pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous et sur votre parcours professionnel ?

Bonjour ! Avant d’être à mon compte, j’étais assistante de direction pendant de plus de 20 ans dans des domaines aussi variés que le milieu hospitalier, la formation, l’événementiel, pétrolier, l’automobile, avant de trouver ma voie dans la sophrologie.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour devenir votre propre patron ?

J’en suis venue à cette profession après une expérience personnelle. J’ai eu un problème de somatisation. J’avais des douleurs importantes dans le corps sans raisons particulières, et c’est par des séances de Sophrologie que je m’en suis débarrassée. Par ailleurs, le résultat d’un bilan de compétences d’il y a 8 ans m’avait orienté sur un métier dans le bien-être lié à la personne, dont je n’avais pas tenu compte… Et me voilà aujourd’hui devenue Sophrologue, passionnée et heureuse d’évoluer là-dedans.

En quelques mots, quels sont les services que vous proposez au travers de votre structure ?

J’accompagne les adultes, les personnes âgées et les adolescents. Je propose des séances individuelles de Sophrologie et de rééducation du contrôle cérébral par la Méthode Vittoz en prophylaxie (pour lutter contre le stress et dans l’optique d’un mieux-être), en Pédagogie ; (pour la préparation des examens, compétition sportive) et en complément thérapeutique (trouble du sommeil, anxiété, phobie, gestion de la douleur et du poids, addiction).

Quels types de plaisir professionnel avez-vous découvert depuis que vous menez cette activité ?

C’est jouissif de voir des personnes évoluer, se recentrer  et se sentir mieux grâce à de simples exercices que tout le monde peut intégrer à son quotidien. J’aide les gens à retrouver de la conscience de soi, à prendre spontanément du recul, à se distancer des choses… A chaque fois que je réalise une séance, je la vie pleinement avec la personne. C’est pour moi un vrai moment de partage.

Quel genre de frustration ou de déconvenues rencontrez-vous au quotidien ?

Ce qui me gène, c’est l’amalgame. Comme pour chaque profession qui émerge, il est difficile d’obtenir une vraie reconnaissance de notre profession, il est très difficile d’accéder à certains organismes. Enfin, le corps médical n’est pas toujours facile à approcher. Il y  a beaucoup d’obstacles à franchir comme ce fût le cas pour l’ostéopathie…  Aujourd’hui, il est très difficile de vivre de notre profession.

Beaucoup de gens se font de fausses idées sur le métier de thérapeute ou de praticien en soins parallèles (médecine chinois, sophrologie,…), y compris les nouveaux praticiens. Qu’avez-vous découvert sur ce métier que vous n’imaginiez pas du tout ?

Je vois ce que vous voulez dire. En ce qui concerne notre profession, il existe des formations de sophrologue par correspondance, c’est une aberration. Quand on sait que le Syndicat des Sophrologues Professionnels et la Chambre Syndicale exigent de leur adhérents de justifier d’une formation de 350 heures théoriques plus un stage  pratique bien encadré ainsi que de la pratique personnelle  –  ce qui est largement justifié car on touche à la personne et qu’on le veuille ou non on influence le conscient et l’inconscient –  une formation solide est indispensable. C’est pour ça qu’il faut être vigilant au choix de son thérapeute.

Et en ce qui concerne les praticiens qui débutent, pour ma part, ils ont autant à apporter que n’importe quel autre praticien expérimenté. Certes un débutant n’aura pas le recul d’une personne plus expérimentée, mais il faut bien commencer un jour. On ne vient pas à de tels métiers par hasard. C’est un long chemin qui demande un vrai travail sur soi avant d’y arriver.  Ce n’est pas l’aspect financier qui motive, car il est plus facile de monter un commerce, même si bien évidement, nous avons besoin de vivre. Je veux dire par là, qu’emprunter cette voie c’est beaucoup plus profond que devenir un entrepreneur lambda. Aider les gens sans tomber dans la toute- puissance est quelque chose qui nous nourrit. C’est tout simplement une vocation.

En tant que travailleur indépendant, quels types d’émotions avez-vous du apprendre à canaliser ? Euphorie, excitation, peur, angoisse, , bien-être, frustration, découragement ?

Je dirai, la peur, l’angoisse et le découragement. Heureusement que mes outils thérapeutiques m’aident fortement dans mon quotidien. Je mets de la distance par rapport à ces émotions souvent paralysantes dans certaines situations.  Sans parler de tous les efforts que les médias s’emploient à déployer afin de terroriser la population.

J’ai tendance à dire que l’adversité ne forge pas le caractère, mais qu’elle le révèle donc : qu’avez-vous appris sur vous-mêmes depuis que vous vous êtes lancé ?

Croyance quand tu nous tiens ! je m’étais toujours vu pétocharde… et finalement, me lancer dans cette aventure m’a donné des ailes et m’a rendu forte, mature, même si tout n’est pas simple. Loin de là.

Lorsque l’on est un praticien tel que vous, comment se renouvelle-t-on en terme de pratique ? Lecture, séminaire, conférences ?

Nous n’avons jamais fini de nous  former, de nous informer. A la fois pour notre propre évolution mais aussi pour celle de notre profession.

En tant que coach, je travaille avec des gens qui sont soumis à différents types de stress : épreuves de concours, management, souffrance au travail. Auriez-vous quelques conseils à donner à ces personnes pour ne pas être submergé par du stress toxique pour le corps et l’esprit ?

Ce qui est difficile, c’est que souvent nous avons du mal à faire des petites choses très simples, car nous intellectualisons tout. Le mental prend le dessus. Je proposerai à ces personnes de respirer en conscience 5 mn  tous les  matins au levé en se posant dans ses appuis. Cela fait un bien fou.

De manière générale, qu’auriez-vous envie de dire à quelqu’un qui souhaiterait mieux vivre sa vie, être un peu plus zen ou prendre les choses différemment ?

D’oser aller à la rencontre de soi.

Comment peut-on vous joindre ? (Site web, Réseaux sociaux etc…)

Vous pouvez me joindre :

Merci à Nawel pour son témoignage.

Je continuerai bientôt cette série d’articles avec des parcours de personnes qui ont fait le choix d’intégrer la fonction publique ou bien qui vivent leur statut de fonctionnaire comme une réelle vocation.

A bientôt.

Laurent.

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