Le management 2.0 ne fonctionne pas … sans confiance

Il y a quelques temps de cela, j’ai appris un terme : le “greenwashing”, ou comment apporter une couche écologique ou verte à tout concept, produit ou service.

Le terme anglais est évocateur.

On passe un concept à la machine à laver ‘verte’ et  on obtient un nouveau concept beaucoup plus noble : voiture, usine, production … tout devient vert.

Fort de cet apprentissage, je réalisais quelques temps plus tard qu’il existait d’autres types de “Adjectif-A-La-Mode”-Washing.

Par exemple : le Durable-Washing.

Tout était devenu durable : Le Développement, la Ville, le Management, les Entreprises et enfin, les Collectivités.

Ces derniers temps, nouveau constat de ma part : il existe désormais le 2.0-washing.

Tout est devenu 2.0. Là aussi le Management, la Ville, les entreprises etc …

Quel type de management dois-je donc choisir ? Le 2.0 ou le Durable ?

Ont-ils des composantes communes ou sont-ils imbriqués ?

OK. Vous avez gagné. J’arrête cette ironie provocatrice qui ne mène strictement à rien mais qui n’était là que pour introduire mon propos.

Vous allez comprendre.

Je crois fondamentalement en tout ce qui est management durable et management 2.0. J’en fais d’ailleurs l’apologie dans le “Guide du Manager Territorial – Faire plus avec moins” dont vous pouvez lire des extraits sur ce même blog.

Je crois en l’engagement, au partage et en la communauté. Je crois aux effets de levier que peuvent provoquer des communautés actives et communicantes qui travaillent dans le but de faire se réaliser une vision.

Mais, mais, mais.

Je crois qu’il y a des prérequis à tout cela d’une part et des erreurs à ne pas commettre.

Du côté des prérequis :

Dans le cadre de sociétés, entreprises ou de collectivités, on ne peut atteindre le 2.0 sans leader, sans vision et sans confiance.

– Le leader est là pour porter la vision au niveau des comités de direction et pour la défendre. Il est là pour défendre l’engagement de ses collaborateurs, négocier les budgets nécessaires. Le leader est là aussi pour trancher car le ‘management participatif’ sans décision assumée, ni choix franc, voire impopulaire, ne mène nulle part.

– La vision est celle du leader que ce dernier doit transmettre à sa communauté. Si le manager (leader) ne sait pas où il veut aller, comment la communauté qu’il est censé fédérer le pourrait-elle elle-même. Le leader est censé inspirer sa communauté car il porte un projet pour lequel il a une vision claire.

Exemple pour ces 2 premiers points : le leader défend la vision selon laquelle un Réseau Social interne à l’entreprise est nécessaire pour améliorer les modes de fonctionnement de l’entreprise. La communauté seule ne peut défendre cela au travers des différentes strates de la société.

– La confiance donnera envie aux gens de parler librement. On peut faire du 2.0 très simplement : autorisez les gens à se parler, mettez les en confiance et donnez leur l’occasion de s’exprimer en toute confiance et lorsqu’ils le font : écouter absolument TOUT ce qu’ils disent. Faites en sorte qu’ils aient toutes les informations possibles pour se faire un avis et entendez ce qu’il ressortira de leurs réflexions.  Pour résumer : Si les gens ont peur de parler, ils auront peur qu’ils aient à leur disposition des réseaux sociaux ou  un SI collaboratif en leur possession ou pas.

Du côté des erreurs :

– Le concept ne suffit pas : Dire “nous sommes pour la transparence” et ne jamais écouter ni entendre les remarques désagréables ne mènent à rien. Si l’ego du Manager fait obstacle aux remontées négatives des agents ou employés, les dés sont pipés d’entrée. Idem pour le rapport Entreprise/Client ou Entreprise/Fournisseur. Les managers doivent prendre leurs responsabilités, écouter et comprendre et, selon les cas, assumer pleinement leurs erreurs.

– La solution technique n’est pas là pour donner bonne conscience : combien de fois a-t-on vu cela ? “Vous n’arriverez pas à communiquer car l’organisation est trop complexe ? Prenez une messagerie. “ Ou bien : “Les gens ne partagent pas les documents ? Très bien : prenez un serveur de fichiers” .

J’en parle en tant qu’ancien ingénieur en informatique : les solutions techniques ne résolvent en rien les problèmes de culture d’entreprise ou d’organisation. C’est d’ailleurs pour cela que les pages Facebook, les compte Twitter, les iPhone etc… que l’on trouve désormais dans  les Collectivités Territoriales n’ont strictement rien changé au fonctionnement interne de ces mêmes collectivités.

En résumé :

Pas de prise de responsabilité sincère = management à l’ancienne

Pas de leader + Pas de vision = Pas de sens

Pas de sens = Pas de motivation pour les agents

Pas de confiance = paranoïa

Pas de motivation + Paranoïa = Pas de communauté.

Pas de communauté = pas de 2.0

Pas de 2.0 + “Utilisez les réseaux sociaux” = Arnaque.

A bientôt.

MANANTRA : Preparation aux concours d'ingenieur territorial, d'ingenieur en chef territorial, de technicien territorial et d'attache territorial

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